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Insoutenable attente Unbearable wait

Je regarde le rivage s’éloigné.
Contre le bastingage je reste appuyée.
Sur ces flots écumeux, danse ton doux visage
Tous ces mots ainsi jetés, restent mon plus tendre langage

Au-delà des océans, à toi je reste infiniment liée.
L’éloignement ; l’amour a su le conjurer
Et si les choses nous ont paru insurmontables
L’attente est devenue presque insoutenable.

La traversée s’achève ; j’approche du rivage.
Je vois toujours ton visage se dessiner dans le sillage.
Je refoule mes larmes, difficilement contenues
Tout me désarme, je suis perdue.

J’ai jeté l’ancre et gardé mes meilleurs souvenirs
Qui bien souvent, m’arrachent de profonds soupirs.
L’attente est mon pire cauchemar
J’ai hâte de te revoir.

Unbearable wait

I look, the shore moves away.
Against the rail, I remain leaned.
On these frothy waves, dance your sweet face
All these words so thrown, still my most tender language

Beyond the oceans, to you I remain infinitely bound.
The remoteness; Love knew to ward it
And if things have seemed insurmountable
The waiting became almost unbearable.

The crossing ends; I approach of the shore.
I always see your face stand out in the wake.
I repress my tears, hardly contained
All disarms me, I am lost.

I anchored and kept my best memories
Which often snatch deep sighs.
Waiting is my worst nightmare
I cannot wait to see you.

Gys

TOUS DROITS RESERVES – ALL RIGHTS RESERVED

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Sur le quai de la gare On the station platform

Je suis plantée là, sur le quai de la gare
Fragile, impuissante, j’assiste à ton départ.
Je te vois t’éloigner d’un pas rapide et décidé.
Dans le wagon, tu montes sans te retourner.
Derrière toi, je suis restée lasse les yeux hagards.

Le train sur la voie s’est mis à rouler,
Sur mes joues les larmes commencent à couler.
Sous mon manteau, je sens la froideur de l’hiver
J’essaie de me réchauffer dans ces courants d’airs.
Je ne cesse de frissonner, tout mon corps est glacé.

Je ne cesse de trembler et me suis mise à sangloter.
Mon être entier qui n’avait su exprimer semble crier.
Ne pars pas, ne t’en vas pas,
Je sais que j’attendrais longtemps que tu me reviennes.
Sur mes joues les larmes continuent de rouler.

On the station platform

I’m standing there on the station platform
Frail, powerless, I am present at your leaving.
I see you go away from a fast and decided step.
In the carriage, you go up without turning you.
Behind you, I stay tired eyes haggard.

The train on the track began to roll,
On my cheeks, tears begin to flow.
Under my coat, I feel the coldness of winter
I try to warm myself in these currents of air.
I never cease to shivering, my whole body is frozen.

I never cease to shake, and put myself sobbing.
My whole being who was able to express seems to cry.
Do not go, do not go away,
I know I would wait long as you come back to me.
On my cheeks, tears still are rolling.

Gys

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